C'était il y a 2 semaines et demi, suite à ma mésaventure de voiture.
Départ pour la basse Normandie avec en ligne de mire le semi-marathon qui s'est couru sur le circuit des 24h du Mans. En fait, ce ne sont pas 1 mais 4 courses qui ont eu lieu dans ce cadre mythique : un semi-marathon, un marathon, un marathon couru sous forme de relais par équipes de 3, et une féminine de 5km pour la lutte contre le cancer du sein.
Je me suis donc levé à 5h30 le dimanche matin (ouais, ca pique un peu les yeux), pour faire la route et rejoindre le circuit. Le départ était prévu à 9h. J'arrive à 7h30 sur place, ce qui me laisse largement le temps de récupérer mon dossard, de me changer et de m'échauffer. Il fait plutôt froid, mais le temps est clair. Le jour se levant, je découvre petit à petit la fameuse ligne droite entre les deux rangées de tribunes, avec les stands sur le côté. Je monte jusqu'au pneu Dunlop que le soleil commence à éclairer timidement.
Le site se rempli progressivement. Vers 8h10, je commence mon échauffement tout doucement. Je m'étais fait un peu mal aux ischios en milieu de semaine sur des séries de flexions. J'ai donc pris bien soin de mettre du musclor pour me chauffer les muscles et de les réveiller en douceur.
Les minutes commencent à défiler et je me plonge dans ma bulle. Souvenez-vous, l'objectif était de passer sous les 1h40. Je me dis que si je tiens cet objectif, je serai même rentré pour voir la deuxième mi-temps de la finale All Blacks - France dans le bâtiment où se fait la distribution des dossards. Malheureusement, le départ est annoncé avec 1/4h de retard.
Qu'importe, je me sens bien. Il fait désormais parfaitement jour, et on a droit à un temps superbe ! Le soleil commence à chauffer un peu, ce qui n'était pas du luxe.
L'avantage de faire partir le semi et le marathon ensemble, comme ca a été le cas, en les faisant suivre le même parcours sur les 21 premiers kilomètres du marathon, c'est que les coureurs de semi (comme moi) on pu se câler sur les meneurs d'allure du marathon. Je me suis donc mis dans la foulée du meneur d'allure des 3h15, ce qui me laissait espérer un semi en 1h37, soit un peu mieux que l'objectif fixé. Mais comme souvent, sur les premiers kilomètres, on se sent bien et on a envie de lâcher les chevaux. Je suis donc parti devant au bout du second et me suis rattaché à un groupe courant le kilomètre en 4'10. Et là, les sensations furent excellentes pendant encore 13/14km.
Le tracé nous faisait passer dans les bois alentours, sur des petits sentiers, sur une route toute plate qui déroulait vraiment. Jusqu'aux 16km, je suis resté avec ce groupe en me sentant au top. Arrivé au 16ème, j'ai commencé à avoir le coup de fatigue, et me suis retrouvé 50m derrière eux, mais en tenant la distance. On était à deux sur le même rythme. Le 18ème kilomètre m'a mis un deuxième coup de bambou derrière la tête. J'ai perdu mon compagnon de route qui est parti 50m devant. J'ai terminé les 3 derniers kilomètres sur un rythme légèrement plus lent que celui couru jusque là, mais sans souffrir de manière excessive comme ca a pu être le cas lors des foulées de la voie verte où les derniers kilomètres avaient été vraiment durs.
Au final, je passe la ligne en 1h30'58'' ! Je suis donc à 58'' d'un cap psychologique important dans mon cheminement de semi-marathonien. Je me positionne par ailleurs à la 86ème place, sur quelques 650 coureurs. J'ai donc pu voir la seconde mi-temps du match de rugby dans son intégralité malgré le départ en retard !
J'ai une fois encore passé un excellent moment. L'orga était là encore très bonne, ce qui était loin d'être simple compte-tenu du nombre de courses à gérer. Le cadre était incroyable, et je te recommande vivement cette course, si tu as l'occasion de te rendre au Mans l'année prochaine.
On félicitera par la même occasion la chroniqueuse des petites histoires de l'art, qui boucle la féminine en 25 minutes.
Allez, prochaine étape, le 4 décembre.