Je connaissais Ibrahim Maalouf de nom, mais je connaissais mal sa musique. Ca faisait longtemps que je voulais le voir en concert. Alors quand j'ai vu qu'il faisait la soirée de clôture du festival Jazz à Vienne, le choix du jour où aller à ce festival a été vite fait.
En pleine promo de son dernier album, Diagnostic, il nous a notamment claqué une interprétation de Beirut à te coller des vagues de frissons avant de te porter dans une transe hardrock et de headbanger.
Ca s'écoute dans un silence religieux, les yeux fermés, en imaginant se promener dans les rues ravagées de cette ville qui a tant souffert de la guerre. Les images de cette vidéo correspondent exactement au film qui m'est passé devant les yeux alors que j'étais assis sur les marches des arènes de Vienne. Elles sont belles et pourtant presque inutiles tant la musique parle d'elle même.
L'explosion finale est un peu comme une explosion de vie d'une ville sur le retour qui voudrait montrer au reste du monde qu'elle se relève, la tête haute, et tourne la page des blessures du passé...